[ Arrêter de souffrir. Ne plus écouter. Aucune parole. Aucun mot. Elle n'existe pas. Elle n'appartient pas à ma vie. Je ne la connais pas. Simple inconnue, qui le restera. Je sais que la tristesse partira. J'ai mal mais je ne le dis pas. Je refuse de subir. Je suis idéaliste. Je suis absolue. Je ne changerai pas. Vomir tous ces prétextes à la con. Ses envies de revenir. Tu n'entreras pas dans ma vie. Je ne t'en laisserai pas le temps. J'ai déjà trop accordée d'importance à ta personne. Cela suffit. Se souvenir des belles choses. Seulement des belles choses. Ecrire, encore, toujours. Ne jamais m'arrêter. Je sais que je l'écrirai ce bouquin. Foutu bouquin. Je sais aimer. Je ne pensais pas savoir. Je ne soupçonnais même pas à quel point c'est difficile. Ca me prends aux trippes. Je me détruirai. Je n'atteindrais pas le point de non retour. Il y a tellement de choses que je ne supporte plus. C'est fini. Stop. Laisse moi tranquille. Perdre. Je ne suis pas combative. L'amour n'est pas un combat. Je ne veux pas jouer avec toi. Je ne veux pas qu'on joue avec moi. J'ai les yeux marrons et ça me va. Laisse moi croire à l'amour éternel, même si c'est stupide.]

 [ Arrêter de souffrir. Ne plus écouter. Aucune parole. Aucun mot. Elle n'existe pas. Elle n'appartient pas à ma vie. Je ne la connais pas. Simple inconnue, qui le restera. Je sais que la tristesse partira. J'ai mal mais je ne le dis pas. Je refuse de subir. Je suis idéaliste. Je suis absolue. Je ne changerai pas. Vomir tous ces prétextes à la con. Ses envies de revenir. Tu n'entreras pas dans ma vie. Je ne t'en laisserai pas le temps. J'ai déjà trop accordée d'importance à ta personne. Cela suffit. Se souvenir des belles choses. Seulement des belles choses. Ecrire, encore, toujours. Ne jamais m'arrêter. Je sais que je l'écrirai ce bouquin. Foutu bouquin. Je sais aimer. Je ne pensais pas savoir. Je ne soupçonnais même pas à quel point c'est difficile. Ca me prends aux trippes. Je me détruirai. Je n'atteindrais pas le point de non retour. Il y a tellement de choses que je ne supporte plus. C'est fini. Stop. Laisse moi tranquille. Perdre. Je ne suis pas combative. L'amour n'est pas un combat. Je ne veux pas jouer avec toi. Je ne veux pas qu'on joue avec moi. J'ai les yeux marrons et ça me va. Laisse moi croire à l'amour éternel, même si c'est stupide.]
[ " Merde la fausse vie. Merde le noir, le silence, les chats, les jeans. Il a raison, Pablo. Faut arrêter de pas vivre. Faut arrêter de pas pleurer. Faut arrêter la rétention des larmes, ça va me donner de la cellulite dans le visage, à force. Faut que t'arrêtes d'avoir peur d'être vivante, il m'a dit l'autre jour, à l'aéroport. Chaque fois que tu mets la radio à fond dans la salle de bains, je sais que tu vas pisser. Faut arrêter, Belle du Seigneur. Faut arrêter l'amour sublime, les amants beaux et nobles et parfaits. Le matin, on est chiffonné, on a mauvaise haleine, c'est comme ça, faut accepter, c'est ça aussi la vie. La vie, c'est qu'un jour je quitterais Pablo, ou Pablo me quittera. Je lui préférerai quelqu'un ou il en aura marre de moi, et ce sera triste mais ce ne sera pas tragique. Et puis la tristesse passera, elle aussi, comme le bonheur, comme la vie, comme les souvenirs qu'on oublie pour moins souffrir ou qu'on mélange avec ceux des autres ou avec ses mensonges. Le parfum fade du lait de coco, nos pieds écorchés par les tongs, les immenses mille-pattes qui courent sur les chemins de terre, l'eau écarlate du fleuve Garapoa, le petit âne ébourrifé qui s'ébrouait dans les flaques comme un chiot, et ce grand chien jaune qui nous suit depuis notre arrivée, moi j'ai déjà des souvenirs avec Pablo, c'est déjà ça de pris, c'est le jour qui s'est levé. Tu vois, Louise, on recommence, il m'a dit ce matin. C'est ça qui compte, recommencer. Je ne l'aime pas comme j'aimais Adrien. Je ne l'aime plus comme aiment les enfants. La vie est un brouillon, finalement. Chaque histoire est un brouillon de la prochaine, on rature, on rature et quand c'est à peu près propre, et sans coquilles, c'est fini. On n'a plus qu'à partir, c'est pour ça que la vie est longue. Rien de grave. " ]


Rien de grave - Justine Lévy

# Posté le samedi 08 mars 2008 15:10

Modifié le dimanche 09 mars 2008 14:04

[ Laisse ton amour traverser tes mots ]

 [ Laisse ton amour traverser tes mots ]
LES ENFANTS QUI S' AIMENT

[ Les enfants qui s'aiment s'embrassent debout
Contre les portes de la nuit
Et les passants qui passent les désignent du doigt
Mais les enfants qui s'aiment
Ne sont là pour personne
Et c'est seulement leur ombre
Qui tremble dans la nuit
Excitant la rage des passants
Leur rage, leur mépris, leurs rires et leur envie
Les enfants qui s'aiment ne sont là pour personne
Ils sont ailleurs bien plus loin que la nuit
Bien plus haut que le jour
Dans l'éblouissante clarté de leur premier amour.
]



Merci Jacques Prévert, à travers tes mots de désemmêler mes pensées les plus troubles... De me faire partager ces si belles émotions, ces cruelles situations... De me donner du baume au c½ur, de me faire rêver, mais d'entretenir malheureusement mon idéalisme dévorant, destructeur...
Moi, si schizophrène parfois, perdue dans mon être, ne sachant où m'accrocher, contre quoi, contre qui....
J'ai ce goût de l'absolu, je suis comme ça... Peut-être ne serais-je jamais pleinement heureuse alors...
J'amplifie le phénomène, je me personnifie aux personnages. A trop chercher à comprendre l'être humain on se perd finalement... Mais je ne pourrais pas changer. C'est trop tard. Bien trop tard désormais.
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# Posté le mardi 04 mars 2008 13:05

Modifié le mardi 22 juillet 2008 15:50

[ Pourquoi ce mystère, malgré la chaleur des foules, dans les yeux d'hiver... Pourquoi ces rivières, soudain sur les joues qui coulent, dans la fourmillière, c'est l'Ultra Moderne Solitude... ] A. Souchon

[ Pourquoi ce mystère, malgré la chaleur des foules, dans les yeux d'hiver... Pourquoi ces rivières, soudain sur les joues qui coulent, dans la fourmillière, c'est l'Ultra Moderne Solitude... ] A. Souchon
Choisir, c'est renoncer.
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" Oui... elle n'oublierait pas de sitôt ce soir-là... l'orage...
Ils étaient remontés après le dîner. Il faisait étouffant. Puis cela avait commencé. Les portes qui battent. Le vent. Un vacarme. Des éclairs comme elle n'en avait jamais vu. Le fracas qui secouait la maison. Cette pluie échevelée. Les plombs sautés. Les voix dans l'ombre. En bas, cet imbécile qui pianotait. Est-ce que tout cela avait joué un rôle ? Peut-être... Mais ce qu'elle avait ressenti dans ses bras ne ressemblait à rien de ce qu'elle avait jamais pu connaître... Une violence... Elle ignorait que cela fût en elle... cette possibilité. Et que ce gosse de Paul, précisément qu'elle supportait depuis des semaines, sans autrement y prendre garde, que ce gosse lui ait donné ce plaisir-là... C'était à n'y pas croire. Elle n'y croyait pas d'ailleurs. Ca devait être l'orage. Elle avait pensé : Qui sait ? Je vais avoir un enfant maintenant... Elle savait bien que c'était impossible...
Il aimait à lui parler de ce soir de l'orage. Elle avait été si surprise de ce qui lui arrivait, qu'elle le lui avait dit. Quel orgueil il en tirait ! Il ne ratait pas une occasion d'en parler, d'y faire allusion. Elle avait été folle, il faut dire, jusqu'à lui murmurer : Je t'aime...
Qu'y pouvait-elle ? Ca lui avait échappé. Elle avait eu beau se démentir, après coup, il était clair que Paul ne la croyait pas. Ce je t'aime-là lui était entré dans le c½ur. Elle n'était pas assez cruelle pour l'en retirer tout à fait. Mais elle avait maintenant contre la vie un ressentiment de plus : si cela pouvait être cela... et qu'est-ce que cela n'aurait pas été avec un autre... si elle avait pu croire en lui...
Paul ne parlait jamais d'Aurélien. "

Aurélien, Louis Aragon, 1944, page 561

# Posté le samedi 16 février 2008 04:46

[ Je sais que ... Je t'aime ]

[ Je sais que ... Je t'aime ]


J
e suis perdue vois-tu.
Je suis noyée, inondée d'amour.


Je ne sais plus si je vis, si je mange, si je respire, si je parle.


Je sais que je t'aime.


ALFRED DE MUSSET









Photographie: Par Aurélien, le 2 février 2008
Paris, La Tour Eiffel. ***[(T'as encore gagné mon chéri) ****

# Posté le mercredi 06 février 2008 09:14

Modifié le mardi 22 juillet 2008 15:52

[Viens dans mon île, viens dans mes songes... ]

[Viens dans mon île, viens dans mes songes... ]

La Corse
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"Pour la plupart des gens, la Corse est la terre natale d'un empereur qui a laissé dans l'histoire des pages aussi indélébiles que celles inspirées par notre vieux complice Jules César. C'est aussi le berceau d'un chanteur de charme à la longue et prestigieuse carrière, dont les refrains où il est question de Marinella et d'une belle Catarineta, tchi, tchi, ont fait le tour du monde. C'est aussi le pays de la vendetta, de la sieste, des jeux politiques compliqués, des fromages vigoureux, des cochons sauvages, des châtaignes,des succulents merles moqueurs et des vieillards sans âge qui regardent passer la vie.

Mais la Corse, c'est plus que tout ça. Elle fait partie de ces endroits privilégiés du globe qui ont u caractère, une forte personnalité que, ni le temps ni les hommes n'arrivent à entamer.
C'est un des plus beaux pays du monde, qui justifie pleinement son appellation d'île de Beauté.

Mais pourquoi ce préambule, nous demanderez-vous. Parce que les Corses, que l'on décrit comme individualistes - alliant l'exubérance à la maîtrise de soi - nonchalants, hospitaliers, loyaux, fidèles en amitié, attachés à leur pays natal, éloquents et courageux, sont, eux aussi, plus que tout cela.
Ils sont susceptibles. "

Uderzo et Goscinny - 1973
Préface d'Astérix en Corse

Photographie : Corse Août 2006
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# Posté le samedi 26 janvier 2008 17:48

Modifié le mardi 22 juillet 2008 15:52