LES ENFANTS QUI S' AIMENT
[ Les enfants qui s'aiment s'embrassent debout
Contre les portes de la nuit
Et les passants qui passent les désignent du doigt
Mais les enfants qui s'aiment
Ne sont là pour personne
Et c'est seulement leur ombre
Qui tremble dans la nuit
Excitant la rage des passants
Leur rage, leur mépris, leurs rires et leur envie
Les enfants qui s'aiment ne sont là pour personne
Ils sont ailleurs bien plus loin que la nuit
Bien plus haut que le jour
Dans l'éblouissante clarté de leur premier amour. ]
Merci Jacques Prévert, à travers tes mots de désemmêler mes pensées les plus troubles... De me faire partager ces si belles émotions, ces cruelles situations... De me donner du baume au c½ur, de me faire rêver, mais d'entretenir malheureusement mon idéalisme dévorant, destructeur...
Moi, si schizophrène parfois, perdue dans mon être, ne sachant où m'accrocher, contre quoi, contre qui....
J'ai ce goût de l'absolu, je suis comme ça... Peut-être ne serais-je jamais pleinement heureuse alors...
J'amplifie le phénomène, je me personnifie aux personnages. A trop chercher à comprendre l'être humain on se perd finalement... Mais je ne pourrais pas changer. C'est trop tard. Bien trop tard désormais.